Il nâest jamais facile de parler dâune douleur que personne ne voit, mais qui pourtant, consume chaque jour un peu plus. Aujourdâhui, jâai dĂ©cidĂ© de partager mon histoire. Non pas pour me plaindre, mais pour que celles et ceux qui vivent la mĂȘme chose sachent quâils ne sont pas seuls.
Je suis une femme de 43 ans, rĂ©cemment diagnostiquĂ©e avec la fibromyalgie. Pourtant, la douleur fait partie de ma vie depuis aussi loin que je me souvienne. Enfant dĂ©jĂ , je ressentais des douleurs aux jambes sans vraiment comprendre pourquoi. On me disait que câĂ©tait la âcroissanceâ. Mais en grandissant, les douleurs se sont multipliĂ©es : les mains, les Ă©paules, le dos, les cĂŽtes⊠chaque jour semblait apporter un nouveau dĂ©fi Ă relever.
đ§ïž Quand la douleur devient un compagnon constant
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ToggleAvec le temps, les diagnostics se sont accumulĂ©s. Deux hernies discales compressĂ©es qui mâobligent Ă recevoir des infiltrations de cortisone depuis plusieurs annĂ©es â sans grand soulagement. Une opĂ©ration mâattend, mais en attendant, on mâa prescrit des injections de kĂ©tamine pour tenter dâapaiser un peu cette souffrance constante.
Je souffre aussi dâune costochondrite chronique, dâune tendinite au poignet, dâun syndrome de lâintestin irritable, dâun Ă©panchement pleural chronique, dâadĂ©nomyose et dâendomĂ©triose. Mon corps est devenu un champ de bataille oĂč chaque organe semble crier Ă lâaide.
Et pourtant⊠malgrĂ© tout cela, je continue dâavancer.
đŒ Trouver la lumiĂšre au milieu de la tempĂȘte
La dĂ©pression rĂ©currente et les troubles du sommeil font partie de mon quotidien. Les nuits sont longues, les rĂ©veils douloureux. Pendant six mois, jâai pris du Lyrica, sans effet. Aujourdâhui, jâessaie le Gabapentin et jâespĂšre que, cette fois, il mâapportera un peu de rĂ©pit.
Mais jâai compris une chose essentielle : je ne peux pas contrĂŽler ma douleur, mais je peux apprendre Ă vivre avec elle. Câest lĂ toute la diffĂ©rence.
Je ne lutte plus contre mon corps. Je lâĂ©coute. Je respecte mes limites, je mâaccorde le droit au repos sans culpabilitĂ©. Jâai rĂ©appris Ă respirer grĂące au yoga, Ă apaiser mon esprit grĂące Ă la mĂ©ditation, Ă bouger doucement pour ne pas rouiller.
Ces petites choses mâaident Ă garder une bonne qualitĂ© de vie, malgrĂ© tout.
âïž Apprendre Ă dire ânonâ sans culpabilitĂ©
Lâun des plus grands dĂ©fis, câest dâexpliquer cette maladie invisible Ă ses proches. Comment leur faire comprendre que, mĂȘme si jâai lâair âen formeâ, je souffre Ă lâintĂ©rieur ? Que certaines journĂ©es, se lever est dĂ©jĂ une victoire ?
Beaucoup de gens pensent encore que la fibromyalgie est âdans la tĂȘteâ. Mais ceux qui la vivent savent Ă quel point elle est rĂ©elle, physique, et Ă©puisante.
Jâai appris Ă dire non. Non Ă ce qui me dĂ©passe, non Ă ce qui Ă©puise mon Ă©nergie inutilement. Parce que chaque goutte dâĂ©nergie compte.
đ Les saisons de la douleur
Mes crises surviennent souvent lors des changements de saison. Mon corps rĂ©agit Ă la moindre variation de tempĂ©rature, comme sâil cherchait Ă me rappeler que je dois me mĂ©nager. Jâai mĂȘme parfois de la fiĂšvre pendant mes poussĂ©es, un symptĂŽme que dâautres patients reconnaĂźtront sĂ»rement.
Alors, jâanticipe. Je prĂ©pare mon environnement, je ralentis le rythme, jâaccepte que certaines pĂ©riodes seront plus difficiles que dâautres.
đ Ă ceux qui vivent la mĂȘme choseâŠ
Si vous lisez ces lignes et que vous aussi vivez avec la fibromyalgie, sachez que vous ĂȘtes courageux. Vous nâĂȘtes pas faibles. Vous ĂȘtes des combattants invisibles qui affrontent chaque jour une bataille que personne ne peut voir.
Ne laissez jamais personne minimiser votre douleur.
Ne laissez jamais la maladie dĂ©finir qui vous ĂȘtes.
Car au-delĂ de la fibromyalgie, il y a vous â une personne forte, rĂ©siliente, et capable de beautĂ© malgrĂ© la souffrance.
Merci Ă tous ceux qui, comme moi, continuent dâavancer pas Ă pas, mĂȘme lorsque chaque pas semble impossible. Ensemble, nous formons une communautĂ© dâespoir, de comprĂ©hension et de bienveillance.
đ©” Message final pour mes lecteurs
Merci dâavoir pris le temps de lire mon histoire. Si vous vous reconnaissez dans mes mots, sachez que ce blog est un espace pour vous. Un lieu de partage, dâĂ©coute et de soutien.
Prenez soin de vous, respectez vos limites, et surtout⊠nâabandonnez jamais lâespoir.







3 Responses
Douleurs atroce, restée allongée, difficile à expliquer il faut le vivre malheureusement
Chére Madame, ayant connu seulement 4 années de cette enfer , maintenant que je vis comme avant,je peux vous dire que cette maladie est une maladie neurologique. Vous devez consulter un trÚs bon neurologue ! Et il va vous aider !
Merci pour ce partage đ Vous avez malheureusement une forme sĂ©vĂšre âŠ
Connaissez-vous Maxime HermĂ© du Cabinet EpigĂ©nise ? Il a Ă©tudiĂ© la fibro pendant ces 20 derniĂšres annĂ©es . Il est sur face book , YouTub, Instagram⊠Sa confĂ©rence gratuite vaut le coup de lâĂ©couter. Tout paraĂźt si logique . Il a 90% de rĂ©ussite. TĂ©moignages en ligne. Ce nâest pas de la pub. Il vous accorde 45 mn de son temps gratuitement pour Ă©tudier votre cas et voir si câest bien une fibro et sâil peut vous aider. Jâattends de finir mes sĂ©ances de kinĂ© et BalnĂ©o pour prendre R.v. Il dit quâil faut de la volontĂ© et si la personne de sâen sans pas câest que câest que ce nâest pas le moment. (Il faut nettoyer le corps en 1er par Ă©tage et sauna.. Revoir la nourriture, gĂ©rer le stress, savoir se dĂ©tendre rĂ©guliĂšrement aprĂšs chaque effort , faire du sport etc etc mais tout doit ĂȘtre fait dans lâordre et selon le vĂ©cu de la personne et sâautoriser des petits rĂ©conforts sinon le corps souffre de se priver⊠VoilĂ en gros mais câest tellement plus. Cela donne beaucoup dâespoir . Bon courage Ă vous et Ă toutes et tous đ„°đŠđș